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HEURE D’ÉMERGENCE DES BLAIREAUX EUROPÉENS (MELES MELES L.) DE LEURS TERRIERS AU COURS DE L’ANNÉE EN MEURTHE-ET-MOSELLE (FRANCE) SUIVIE PAR CAMÉRA-PIÈGE

publié dans le Bulletin de la Société zoologique de France, 2020, 145(4) : 401-411.



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Les Blaireaux européens (Meles meles) sont généralement décrits comme des animaux nocturnes qui ne sortent de leurs terriers qu’à la nuit tombée ; des sorties avant le coucher du soleil pouvant éventuellement avoir lieu en été lorsque les nuits sont courtes. À cette période, l’heure d’émergence est alors souvent décrite comme corrélée au coucher du soleil.
Partant de constatations personnelles contradictoires avec cette description, nous avons étudié l’heure d’émergence des blaireaux en Lorraine en réalisant un suivi de 5 clans de blaireaux par « caméra-pièges ».
Cette étude montre que l’heure d’émergence du terrier est globalement stable au cours de l’année, même si elle peut être différente entre les clans. Aucune corrélation avec le coucher du soleil n’est trouvée. De plus, au printemps et en été, une émergence des blaireaux avant le coucher du soleil est très fréquente. De début mai à fin juillet, plus de 80% des sorties se font avant le crépuscule, et le sont quasiment toujours en juin. À cette période, celle-ci intervient plus de 30 minutes avant le coucher du soleil dans plus de la moitié des cas. Dans certains clans, l’heure d’émergence a même lieu régulièrement plus d’une heure avant le coucher du soleil.
Ces résultats diffèrent donc de la plupart des études, somme toute assez peu nombreuses et assez anciennes, ayant traité le sujet. Nous expliquons cela en partie par la méthode d’étude non-invasive qui n’entraîne pas de stress chez les blaireaux par rapport à des blaireaux capturés pour être équipés de colliers-émetteurs ou maintenus en captivité, mais surtout par l’absence de persécutions d’origine humaine depuis au moins 10-15 ans sur notre zone d’étude. Les blaireaux sont alors moins « craintifs » et n’attendent donc plus la « sécurité » de la nuit pour sortir de leurs terriers.

Quelques infos sur le blaireau...

Combien comptez-vous de blaireautins ?
Que font les blaireaux quand il neige ?
Les blaireaux, des animaux uniquement nocturnes ?
Début avril (voire fin mars) : les portées les plus précoces de blaireautins commencent à pointer le bout de leurs nez à l’extérieur !
Un petit tour et puis rentre… les pattes chargées de litière :-) La litière, composée d'herbe, mousse et/ou feuilles sert à l'isolation des chambres du terrier.
Non, non, les blaireaux ne sont pas que nocturnes. Ils peuvent aussi s’activer en pleine journée. Encore un exemple !                                                            
Grattage et épouillage sont les premières activités lorsque les blaireaux sortent de leur terrier. Outre une fonction d'hygiène, ce toilettage mutuel permet de renforcer les liens sociaux entre les blaireaux du clan.
17 mai : Bien qu'encore dépendant des adultes, ce blaireautin les imite en apportant de la litière, et il se débrouille plutôt bien !

Le blaireau, un animal court sur pattes !

On a souvent du mal à se représenter la taille des animaux.
Prenez une feuille de papier A4 verticalement : Le blaireau n’est pas plus haut que celle-ci, soit environ 30 cm !


Les poils de blaireau !

Les poils du dos, des flancs et de la croupe du blaireau ne sont pas unis. Ils présentent 3 tons de couleurs : clair-foncé-clair (souvent blanc-noir-blanc). C’est ce qui donne cet aspect « poivre et sel » au pelage du blaireau.
Où trouver des poils ? On peut en retrouver sur les terriers, notamment sur les « places d’épouillage », ces endroits où les blaireaux se livrent à leurs activités de toilettage. Parfois aussi coincés dans les barbelés situés très proche du sol. Le blaireau est en effet un animal court sur pattes et dépasse rarement les 30 cm au garrot.


Reconnaître les blaireaux

Existe-t-il, chez les blaireaux, des éléments permettant de les distinguer ? Peut-on reconnaître les différents individus d’un même clan ?
Voici des questions qu’on nous a posées à plusieurs reprises.
Les blaireaux se ressemblent beaucoup et il est souvent difficile de les distinguer les uns des autres. En étant attentif, quelques détails peuvent cependant permettre de distinguer des individus :
- Certains blaireaux présentent des cicatrices ;
- Le pelage, généralement « poivre et sel », peut tirer plus ou moins sur le brun/roux (photo 1) ;
- La forme et la teinte de la queue peuvent varier selon les individus (photo 2) ;
- Enfin, plus discret et moins flagrant, les bandes noires et blanches de la tête peuvent s’étendre plus ou moins au niveau du cou.
En cumulant ces différents critères avec d'éventuels différences de taille et de sexe (lorsque cela est visible), on peut arriver à distinguer certains individus d’un clan. Cela ne fonctionne cependant pas à tous les coups, puisqu’il faut que les blaireaux soient visibles dans la bonne position, et plusieurs blaireaux peuvent avoir sensiblement la même couleur de pelage et la même queue.


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