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Cette page rassemble nos travaux publiés consacrés au blaireau, qu'ils relèvent de la recherche scientifique ou de l'observation naturaliste de terrain. Les articles scientifiques ont été soumis à l'évaluation critique de pairs et publiés dans des revues à comité de lecture, garantissant la rigueur et la validité des résultats présentés. Les contributions naturalistes témoignent, quant à elles, d'un engagement de longue date pour la connaissance et la documentation de cette espèce.

Comportement de transport des jeunes par les adultes chez le Blaireau d’Europe Meles meles (Linnaeus, 1758) : observations par pièges photographiques

Résumé : Chez de nombreuses espèces de mammifères, notamment les carnivores, les mères transportent leurs jeunes en les tenant par la peau au niveau de la nuque. Ce comportement n’avait pas été décrit chez le Blaireau d’Europe Meles meles. Nos observations, issues de caméras-pièges, montrent que les blaireaux adultes peuvent également transporter leurs jeunes de cette manière pendant les premiers mois de leur vie. Bien que rare à l’extérieur du terrier, on suppose que ce comportement est plus fréquent à l’intérieur. Les jeunes seraient ainsi plus ou moins régulièrement déplacés d’une chambre à une autre, notamment en raison du développement d’ectoparasites. Ces déplacements peuvent également constituer une réponse à la présence de carnivores potentiellement prédateurs des jeunes, tels que le Renard roux Vulpes vulpes, le Raton laveur Procyon lotor ou le Chien domestique Canis lupus familiaris. La présence d’eau dans le terrier, ou au moins une forte humidité consécutive à d’importantes précipitations, peut également entraîner le déplacement des blaireautins.

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Référence complète : LEBECEL, Y. (2026).- Comportement de transport des jeunes par les adultes chez le Blaireau d’Europe Meles meles (Linnaeus, 1758) : observations par pièges photographiques. Bulletin de la Société Zoologique de France, 151 (1), 1-4. https://doi.org/10.60881/bszf151-1-1
Consommation de l'Écrevisse de Louisiane Procambarus clarkii (Girard, 1852) par le Blaireau d’Europe Meles meles (Linnaeus, 1758) observée en Loire-Atlantique (France)

Résumé : L’Écrevisse de Louisiane Procambarus clarkii (Girard, 1852) est une espèce exotique envahissante originaire d’Amérique du Nord. Deux observations réalisées sur la commune de Guenrouet (Loire-Atlantique) en mai 2023 et avril 2025 témoignent de la consommation de cette espèce par le Blaireau d’Europe Meles meles (Linnaeus, 1758). Les fèces collectées dans des latrines proches d’un marais colonisé par l’écrevisse contenaient de nombreux fragments de carapaces. À notre connaissance, il s’agit de la première mention de consommation, et probable prédation, de P. clarkii par M. meles en France. Cette observation illustre le caractère opportuniste du blaireau dans le choix de ses ressources alimentaires.

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Référence complète : DANIEL, F., LEBECEL, Y. (2025).- Consommation de l'Écrevisse de Louisiane Procambarus clarkii (Girard, 1852) par le Blaireau d’Europe Meles meles (Linnaeus, 1758) observée en Loire-Atlantique (France). Bulletin de la Société Zoologique de France, 150 (4), 51–53. https://doi.org/10.60881/bszf150-4-1
HEURE D’ÉMERGENCE DES BLAIREAUX EUROPÉENS (MELES MELES L.) DE LEURS TERRIERS AU COURS DE L’ANNÉE EN MEURTHE-ET-MOSELLE (FRANCE) SUIVIE PAR CAMÉRA-PIÈGE

Résumé : Les Blaireaux européens (Meles meles) sont généralement décrits comme des animaux nocturnes qui ne sortent de leurs terriers qu’à la nuit tombée ; des sorties avant le coucher du soleil pouvant éventuellement avoir lieu en été lorsque les nuits sont courtes. À cette période, l’heure d’émergence est alors souvent décrite comme corrélée au coucher du soleil. Partant de constatations personnelles contradictoires avec cette description, j’ai étudié l’heure d’émergence des blaireaux en Lorraine en réalisant un suivi de 5 clans de blaireaux par « caméra-pièges ». Cette étude montre que l’heure d’émergence du terrier est globalement stable au cours de l’année, même si elle peut être différente entre les clans. Aucune corrélation avec le coucher du soleil n’est trouvée. De plus, au printemps et en été, une émergence des blaireaux avant le coucher du soleil est très fréquente. De début mai à fin juillet, plus de 80 % des sorties se font avant le crépuscule, et le sont quasiment toujours en juin. À cette période, celle-ci intervient plus de 30 minutes avant le coucher du soleil dans plus de la moitié des cas. Dans certains clans, l’heure d’émergence a même lieu régulièrement plus d’une heure avant le coucher du soleil. Ces résultats diffèrent donc de la plupart des études, somme toute assez peu nombreuses et assez anciennes, ayant traité le sujet. J’explique cela en partie par la méthode d’étude non-invasive qui n’entraîne pas de stress chez les blaireaux par rapport à des blaireaux capturés pour être équipés de colliers-émetteurs ou maintenus en captivité, mais surtout par l’absence de persécutions d’origine humaine depuis au moins 10- 15 ans sur notre zone d’étude. Les blaireaux sont alors moins « craintifs » et n’attendent donc plus la « sécurité » de la nuit pour sortir de leurs terriers.

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Référence complète : LEBECEL, Y. (2020).- Heure d'émergence des blaireaux européens (Meles meles L.) de leurs terriers au cours de l'année en Meurthe-et-Moselle (France) suivie par caméra-piège. Bulletin de la Société Zoologique de France, 145 (4), 401-411.
Atlas des Mammifères sauvages de France, Volume 3 : Carnivores et Primates

Résumé : Mandaté par le Ministère chargé de l’environnement, l’Atlas des Carnivores de France a été réalisé par l’UMS PatriNat (AFB-CNRS MNHN) et la SFEPM.
Blaireau & Sauvage est co-rédacteur de la monographie sur le Blaireau d'Europe (Meles meles).

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Référence complète : SAVOURÉ-SOUBELET A., AULAGNIER S., HAFFNER P., MAILLE A., MOUTOU F., RICHARD-HANSEN C., RUETTE S. & VERON G. (coord.) 2024. — Atlas des mammifères sauvages de France Volume 3 : Carnivores et Primates. Muséum national d'histoire naturelle, Paris, 616 p. (Patrimoines naturels ; 85).
Blaireau d'Europe : p. 196-201
Comment étudier le blaireau quand on est naturaliste ?

Résumé : Dans une démarche scientifique « classique », réaliser une étude sur le blaireau se déroule en plusieurs étapes. Tout d'abord, après s’être interrogé sur un des aspects de la biologie de l'animal, a lieu un travail de recherche bibliographique afin de savoir ce qui est déjà connu et a déjà été étudié. Puis un protocole d'étude est défini. Un travail de terrain s'ensuit, consistant à suivre le protocole défini, afin de recueillir des données. Le travail se termine par l’analyse et l'interprétation des données, permettant ainsi de répondre, au moins en partie, aux interrogations qui nous ont amené à conduire cette étude. Enfin, un article est souvent rédigé et publié pour partager ses découvertes. La réalisation de toutes ces étapes demande du temps et souvent des moyens financiers pas toujours compatibles avec nos activités quotidiennes. Le naturaliste serait-il alors contraint de se contenter d'observer le blaireau pour le plaisir ? Pas du tout, au contraire ! Chacun peut, à son niveau, selon ses possibilités et avec peu de contraintes, participer à une meilleure connaissance de l'espèce.

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Référence complète : Bulletin de la Société Français d'Etude et de Protection des Mammifères, 2023, n°85 : 23-25.
Blaireau : le saviez-vous ?

Résumé : Eté 2021, Vosges, sur un sentier de randonnée aux abords duquel différentes œuvres artistiques sont exposées : Ici une sculpture, là une installation… Un peu plus loin, une photo grand format accrochée dans un arbre. Deux personnes discutent devant. L’échange porte sur l’identification de l’animale photographié : Est-ce un putois ? Un furet ? Ou peut-être un blaireau ? Si ce n’est pas toujours évident pour une partie du grand public, le naturaliste aurait tout de suite reconnu le Blaireau, avec sa tête caractéristique, blanche rayée de noire. Mais au-delà de l’identification, qu’aurait-il pu raconter sur l’espèce : les blaireaux vivent généralement en groupe appelés clans, ils creusent et utilisent des terriers. Mais faut-il dire Blaireau d’Europe ou Blaireau d’Eurasie ? Est-il possible de différencier facilement le mâle de la femelle ? Combien pèse un blaireau ? Revenons ici sur quelques aspects de la biologie des blaireaux.

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Référence complète : Bulletin de la Société Français d'Etude et de Protection des Mammifères, 2022, n°84 : 33-35.

Résumé : Notre périodique qui aborde différents aspects de la biologie du blaireau.

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